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Musique classique et opéra par Classissima

Joseph Haydn

lundi 25 juillet 2016


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23 juillet

CD événement. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).

Classiquenews.com - Articles CD événement, compte rendu critique. Kerll / Fux : Requiems. Vox Luminis, Lionel Meunier (1 cd Ricercar).D’emblée voici l’un de meilleurs disques de Vox Luminis, un ensemble désormais emblématique de l’excellence vocale collective, mené par le baryton-basse Lionel Meunier, directeur inspiré qui a trouvé récemment à Saintes, – lieu emblématique des dernières recherches de Philippe Herreweghe (et son orchestre des Champs Elysées), son modèle absolu-, un lieu d’approfondissement et même de défi (en juillet dernier, Vox Luminis ouvrait le festival estival de Saintes avec King Arthur de Purcell : vraie nouveauté lyrique pour l’ensemble, et certainement une étape décisive pour la maturité dramatique du collectif belge). De Kerl à Fux : joyaux de la tradition sacrée viennoise. D’abord, louons ici le focus ainsi opéré sur l’écriture de Johann Caspar Kerl (1627-1693), compositeur raffiné qui doit sa formation à Rome auprès des meilleurs, soit Carissimi et Frescobaldi (excusez du peu!). Figure tutélaire de l’essor de la musique à Munich puis à Vienne (où il est organiste à Saint-Etienne), Kerl laisse une somme incontournable à la fin du XVIIè : recueil de Messes intitulé « Missae sex, sum instrumentis concertantibus » de 1689, dédié à l’empereur très mélomane et compositeur lui même, Leopold Ier, – c’est à dire à l’époque de la peste à Vienne (1679-1682) et aussi du siège de la cité impériale par les turcs (1683). Soit l’une des écritures les plus inspirées en une époque particulièrement dure et barbare pour la chrétienté en l’Europe de l’est. D’un bout à l’autre, – et même si l’on pense aujourd’hui que la « Séquence / Sequenza » (écrite à quatre voix soliste) serait d’une période autre que le reste de la partition (conçu à 5 parties), on reste convaincu par la profonde unité du cycle et par l’intensité de sa lecture. C’est essentiellement la plénitude recueillie et exceptionnellement opulente des chanteurs qui souligne sans défaut ce sentiment de sérénité angélique, offrant dans cette Missa pro defunctis, une approche apaisée et sublimée de la mort. Même le Dies ire Dies illa est d’une noble prestance (une section que Kerl – d’après ses propres écrits-, destinait pour son office funèbre semble-t-il) et les dramatiques Quantus tremor pour basse, Tuba mireur (pour ténor), Mors stupebit pour alto (ici masculin) demeurent d’une articulation mesurée, d’une impériale tenue, d’une constante élégance (Vienne dès avant Haydn et Mozart est capitale de l’élégance). La plainte plus individualisée et presque en style direct, – implorante, incarnée du Quid sum miser pour soprano (cantus) complète intelligemment une succession de vagues collectives d’une formidable épure, d’une permanente pudeur. Même implication plus personnelle dans le Lacrimosa dies illa, également pour soprano (cantus) d’une claire et là aussi, constante sensibilité pudique. Orfèvre et très investi dans l’intonation pieuse et pourtant active, Vox Luminis affirme enfin une pleine maîtrise dans l’apaisement total et cette fusion des timbres vocaux magnifiquement canalisée jusqu’à la paix ineffable du dernier Lux aeternam. Dans la succession de la Missa de Kerl, les premières notes du Requiem pour l’Empereur / Kaiserrequiem de Fux semblent approfondir et comme accomplir l’expérience précédemment éprouvée : la continuité, le sens de la progression dramatique de Vox Luminis est d’une remarquable intelligence sonore. Exprimer la parenté évidente des deux oeuvres renforce la pertinence du programme d’en composer comme les deux volets distincts mais complémentaires d’un même retable. Plus tardif que Kerl, Johann Joseph Fux (1660-1741), légende vivante à son époque à Vienne, incarne la noblesse et l’opulence au coeur du XVIIè, car il est né en 1660, soit plus de 30 ans après Kerl. Immédiatement c’est la profonde cohésion du son d’ensemble qui frappe et saisit à nouveau, porté davantage encore par la ductilité plastique et caressante des instruments de l’excellent ensemble concertant Scorpio collectief (fusion parfaite entre timbres instrumentaux et vocaux) : Vox Luminis comprend et exprime de l’intérieur tous les enjeux tragiques et même angoissés d’une célébration de la mort, et bien sûr, fort heureusement, de la résurrection. La clarté et la transparence inonde d’une lumière continue, intense, vibrante, la claire articulation du texte, mais aussi la succession très diversifiée (quant aux effectifs choisis) des séquences (en particulier du Dies Irae… au Pie Jesu… de la Sequenza fervente, soit le centre même de cette fresque palpitante de près de 15 mn d’une action collective et individuelle vivante et flamboyante. Surprenante révélation, le Dies ire, Dies illa : ferme et expressif semble annoncer directement Mozart. Même constat pour le dernier épisode : Lux aeterna, dont la première mesure se révèle très proche du Requiem de Mozart là aussi, à tel point que l’on se pose la question : Wolfgang a-t-il pu connaître précisément les partitions de son prédécesseur alors qu’il menait des recherches à la Cathédrale Saint-Etienne de Vienne ? La justesse du sentiment recueilli, la profonde tendresse qui s’en dégage aussi, le climat de certitude arienne et angélique … sont en partage chez l’un et l’autre compositeur. Le présent enregistrement, d’une idéale réalisation, pose cette question de la filiation directe qui détermine aussi une certaine tradition viennoise dans le domaine sacré, du XVIIè au XVIIIè. De Kerl à Fux circule une élégance sacrée fraternelle qui annonce – en connaissance intime de la musique, Mozart lequel serait comme la conclusion d’une boucle marquée par le sublime. Superbe réalisation. Donc CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016. CD, compte rendu critique. KERL, FUX : Requiem. Vox Luminis. Lionel Meunier 1 cd Ricercar. Enregistré en novembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS – à paraître en septembre 2016. Approfondir : VOIR notre reportage vidéo exclusif réalisé à Saintes pendant le festival estival 2015, où Vox Luminis présentait le Requiem impérial de Fux : Lionel Meunier explique son attachement à l’Abbaye aux Dames de Saintes et présente la ligne artistique de son ensemble Vox Luminis Vox Luminis / Requiems de Kerl et de Fux Septembre 2016 – 1 cd Ricercar – RIC 368 Fux Vox Luminis Zsuzsi Tóth, Kristen Wittmer, Sara Jäggi, Stefanie True – sopranos Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors Olivier Berten, Robert Buckland – tenors Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses Scorpio Collectief Jacek Kurzydło, Jivka Kaltcheva – violin Manuela Bucher – viola Matthias Müller – violone Kris Verhelst – organ Jeremie Papasergio – dulciane Simen van Mechelen, Adam Woolf – trombone Frithjof Smith, Josué Meléndez, Lambert Colson – cornet Kerll Vox Luminis Zsuzsi Tóth, Sara Jäggi – sopranos Barnabás Hegyi, Jan Kullmann – countertenors Dávid Szigetvári, Philippe Froeliger, Olivier Berten, Robert Buckland – tenors Lionel Meunier, Matthias Lutze – basses Bart Jacobs – organ L’Achéron François Joubert-Caillet Marie-Suzanne de Loye Andreas Linos Lucile Boulanger

La lettre du musicien (Comptes rendus)

18 juillet

Ravel et Berlioz, de Toulouse à Montpellier

Après un concert d’ouverture de l’Orchestre national de Montpellier, intitulé “Les mille et une nuits” et dédié à des œuvres orientalisantes (Shéhérazade de Rimski-Korsakov ou encore Aladin de Nielsen), c’est l’Orchestre national du Capitole de Toulouse qui était convié au 31e festival de Radio France Montpellier Occitanie, dans un programme réunissant Ravel et Berlioz.Le directeur musical de la phalange toulousaine, Tugan Sokhiev, souffrant, a été remplacé par le chef letton Andris Poga – premier prix du concours Svetlanov de direction d’orchestre ici-même à Montpellier en 2010 et directeur musical de l’Orchestre national de Lettonie depuis 2013. La première partie du concert donne à entendre le Concerto en sol de Ravel sous les doigts du jeune pianiste français Lucas Debargue, lauréat du dernier concours Tchaikovski. Nécessitant beaucoup de virtuosité, ce Concerto requiert également une liberté d’esprit que le pianiste semble posséder au plus haut point. L’influence du jazz n’en ressort que mieux sous les soubresauts et les glissandi déchaînés. Tout en étant d’une grande rigueur rythmique, il témoigne, dans le premier mouvement (Allegramente), d’une joie espiègle et presque enfantine. Dans l’Adagio assai, on apprécie l’émotion intérieure mais vibrante de la cantilène, qui s’achève sur l’entrée de la flûte. Debargue nous fait vivre ici trois minutes de temps suspendu, relayée ensuite par des vents tout aussi admirables. On retrouve le brillant acrobate qu’il est dans un Presto final qui ne peut que charmer l’auditoire par l’agilité, la maîtrise technique et, surtout, la fraîcheur dégagées par le jeune pianiste. En guise de bis, il interprète – avec beaucoup de sensibilité - le Menuet sur le nom de Haydn du même Ravel. Après l’entracte, le chef letton s’attaque à la Symphonie fantastique de Berlioz, œuvre dont l’orchestre toulousain est familier. Il en livre une lecture poétique et envoûtante, privilégiant les textures foisonnantes de la partition, loin de tout histrionisme malvenu. C’est merveille que d’entendre, sous sa battue, toutes les subtilités d’un ouvrage d’une prophétique modernité. Rêveries et passions sont investies d’un lyrisme et d’une chaleur débordantes, le Bal d’une légèreté réjouissante et la Scène aux champs de détails bucoliques aux chatoyantes couleurs. Les deux derniers mouvements, la Marche au supplice et le Songe d’une nuit de sabbat convainquent peut-être un peu moins du fait d’un certaine manque d’ironie grinçante et de sulfureuse folie, essentielles ici. Néanmoins la vision du chef s’impose au final par sa rare cohérence. (12 juillet)




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5 juillet

Festival de GSTAAD (Suisse) à partir du 14 juillet 2016

GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival à l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette année le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs évoqués en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprètes invités en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frères et sœurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicité et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph Müller (depuis 2002), met l’accent sur les complicités irrésistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle Labèque…, les frères Kristjan et Neeme Järvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frères Janoska … Fondé en 1957 par le violoniste légendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels à la passion des musiciens qui le font vivre chaque été. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expérience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les œuvres autour de valeurs clés : exigence, amitié, détente… A l’été, 70 concerts résonneront jusqu’aux cimes enneigées : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques, à l’église de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette désormais emblématique de l’événement estival. Festival de Gstaad 2016… La musique en famille SCENE ORCHESTRALE. Aux côtés des programmes plus intimistes, d’ores et déjà les rendez vous orchestraux (établis depuis 1989) sont très attendus, offrandes exaltantes nées de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …à forte personnalité. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront à Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra… Côté récitals de grands solistes, ou tempéraments à suivre absolument, ne manquez pas l’extrême sensibilité virtuose de Maria João Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir András Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intérieur du Quatuor Ebène… TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habitué de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout héritier et ancien élève de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un récent cd édité chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les pièces jouées dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages à Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 récitals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clôture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan Järvi (le 3 septembre)… Les amateurs de musique de chambre apprécieront en particulier le Gala Beethoven à deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 août), les soeurs Buniatishvili (le 4 août), les membres du Quatuor Ebène (le 8 août : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 août) ; les chefs d’oeuvre viennois défendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 août… Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : récital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mélodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 août ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 août ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 août)… Le thème de la famille n’est pas seulement à Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’évoquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un très intéressant programme (évoquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la série “Musique et Famille”… ; sans omettre une évocation de la famille Mendelssohn (Katia Buniatishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de Bâle, le 17 août)… PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expérience musicale unique à partager. Gstaad ce n’est pas seulement des têtes d’affiche exaltantes, à applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempéraments taillés pour la transmission et l’exercice pédagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vécus entre maîtres et élèves. Gstaad, par la volonté de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pédagogique reste exemplaire, un modèle pour tous, enseigne ainsi à plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des écoliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelés à travailler la 9ème Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les Académies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clôture, le 15 août ; Gstaad Conducting Academy, le 17 août ; Gstaad Vocal Academy, concert de clôture, le 28 août ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clôture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre). Musique de chambre, concert choral sacré, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dépassement, prolongements des séries pédagogiques, … toutes les musiques et les expériences musicales sont à vivre à Gstaad, cet été, en famille, dès le 14 juillet, et nul part ailleurs. Gstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival de Gstaad. ENTRETIEN avec Christoph Müller, directeur artistique du Festival de Gstaad Entretien avec Christoph Müller, directeur artistique du festival de Gstaad. Pour la 60ème édition du festival de GSTAAD (Suisse), classiquenews a posé 5 questions au directeur artistique. Eclairage sur les multiples activités musicales d’un événement qui dure plus d’un mois et renforce sa proximité avec les jeunes publics, l’apprentissage des jeunes musiciens, la cohérence d’une programmation diverse et spécifiquement montagnarde… LIRE l’entretien complet

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4 juillet

Messe en si de Jean-Sébastien Bach

DOSSIER. Jean-Sébastien Bach : Messe en mineur. Des 5 Messes que Bach composa (le compositeur utilisant de facto le nom même de Messe), la Si mineur est la plus ambitieuse sur le plan de son architecture, de sa durée et de son instrumentation ; c’est celle aussi qui a suscité une période de composition longue et chaotique – soit de 1733 voire avant à 1749, c’est à dire juste avant de s’éteindre-, et dont la destination finale reste énigmatique. Même si comme on le verra, des hypothèses sérieuses se sont précisées récemment. Par ses proportions, sa profondeur, le génie de son déroulement – alors que la partition que nous connaissons n’a probablement jamais été jouée ainsi du vivant de l’auteur, la Messe en si demeure le testament musical, spirituel, philosophique de Bach. Par sa justesse, son équilibre et sa vérité, Bach nous lègue l’un de piliers de la la musique sacrée occidentale, préfigurant la Grande Messe en ut de Mozart (d’autant que Wolfgang a pu consulter la partition léguée par Bach père à son fils CPE, et que le baron von Swieten, nouveau détenteur, put la montrer à Mozart…). Mais la Messe en si de Bach annonce directement aussi la Missa Solemnis de Beethoven. La conscience spirituelle qu’elle sous tend, la conception inédite à l’époque, il faut certainement chercher dans les oratorios de Handel et les plus tardifs, une telle grandeur morale et mystique, annonce également La Création de Haydn. Ici Bach transcende le rituel liturgique et atteint une somme spirituelle qui au delà des dogmes et des sensibilités, atteint à l’universel. Malgré la longueur de la conception et les diverses sources auxquelles puisse l’écriture de Bach, la Messe saisit par son unité et sa cohésion d’ensemble. Une Arche spectaculaire qui frappe par son unité RECYCLER, PARODIER… Parmi les éléments les plus certains, le Sanctus fut composé quelques semaines après que Bach ait été nommé Director musices à Saint-Thomas de Leipzig. L’originalité de la Missa, ainsi que Bach la nomme lui-même, vient déjà de son instrumentation : aucune source précise n’atteste de la tradition de la musique liturgique à Leipzig avec instruments, et de surcroît comme ici, avec un orchestre comprenant cordes, trompettes, et selon les sections, un instrument obligé, violon, flûte, cor… Les Kyrie et Gloria ont été écrit de façon plus précise pour l’Electeur Frederic August II lorsque ce dernier succède à son père décédé en 1733 à Dresde : la Cour dresdoise est catholique et la livraison du diptyque ainsi identifié paraît tout a fait naturelle dans ce contexte d’allégeance. En outre, Bach, génie de la « parodie » (autocitation ou reprise), aime reprendre et recycler nombre de ses airs déjà anciens, dans ses nouvelles oeuvres. De sorte que au fur et à mesure de la genèse de l’œuvre, Bach ne cesse de reprendre d’anciennes séquences, les adapter pour de nouvelles formations et effectifs, assemble, expérimente comme un orfèvre. Le résultat est confondant par son unité et sa profonde cohésion globale, ce malgré la diversité des sources, et l’éclectisme des airs ici et là recyclés. Quelques exemples ? Le choral de 1731 « Wir dansent dir, Gott » de la Cantate 29 devient en 1733, le Gratias aigus tibi (Gloria) ; puis la même section en 1740, quand Bach reprend encore l’architecture globale de la Messe, devient finalement l’ultime section : Dona nabis pacem, chœur final plein de quiétude exaltée d’une sérénité lumineuse et céleste. De même, l’air de la cantate 171, composé en 1729, devient en 1748, la structure mélodique de Patrem omnipotentem… de la Partie II de la Messe (Symbolum Niceum)… Un tel agencement sur la durée est le propre des grands auteurs, Bach ouvrant la voie des Proust ou Picasso. COMPOSER POUR LES VIRTUOSES DE DRESDE… Aujourd’hui on s’accorde à concevoir la Missa en si mineur telle une œuvre expérimentale destinée à la seule délectation de son auteur qui aurait comme Monteverdi au siècle précédent, s’agissant de ses Vêpres à la Vierge / Vespro della Beata Vergine de 1611-, ambitionné de démontrer la singularité supérieure de son génie musical dans une oeuvre dont il avait seul le secret et qu’il aurait pu destiner secrètement pour la Cour de Dresde, afin d’obtenir un poste plus confortable qu’à Leipzig : les employeurs de Bach à Leipzig sont loin de mesurer le génie du compositeur qui travaille pour eux ; de surcroît son fils ainé, Wilhelm Friedemann a obtenu un poste officiel à Dresde dès 1733 (organiste attiré à St. Sophia), ce qui a pu encourager le père dans ses espoirs de changement comme de reconnaissance. Le très haut niveau musical et technique requis pour jouer certaines sections de la Missa en si laisse aussi supposer que Bach les destinait justement aux virtuoses célébrés de la Cour dresdoise (ainsi la partie du cor, redoutable dans l’air de basse : Quoniam.)… très probablement, la partition de la Messe dès 1733, dans sa destination supposée à la Cour de Dresde, comporte déjà 21 sections (sur les 27 actuelles). De fait, la démarche de Bach à Dresde porte ses fruits puisqu’il ne tarde pas à obtenir de principe, le titre de « compositeur de la Cour » pour Frederic August II. Mais le compositeur a t il réellement livré partie de sa Missa ? Fut-elle jouée à Dresde ? Le mystère demeure. LA MESSE, section par section. Courte analyse de la partition, section par section. L’étude des 27 séquences met en lumière, comme le Vespro de Monteverdi-, une diversité de formes et d’effectif inouïe pour l’époque, démontre outre l’ampleur du métier de Bach, véritable compositeur d’opéra (les duos sont ici digne d’un théâtre amoureux), son génie pour cultiver les contrastes (du murmure inquiet à l’exclamation la plus triomphante), et aussi sur le plan spirituel, un parcours dont les jalons, de plus en plus grave et méditatif, conduisent à une conscience mystique intelligemment exprimée… tout convergeant vers le dernier air solo pour alto (Agnus Dei) qui est le chant ultime d’un renoncement embrasé, serein, absolu. La Messe comprend Trois parties : I. Missa / II. Cymbalum Niceum / III. Sanctus. 1. Missa (12 sections) ; la première section : ou premier Kyrie est essentielle. Elle confronte l’assemblée des auditeurs croyants à l’ampleur de l’architecture et ce sont les sopranos qui s’élèvent jusqu’au sommet pour exprimer immédiatement la grandeur céleste, encore inatteignable, ses proportions vertigineuses. A la reprise, les hommes entonnent plus gravement le texte comme s’ils en mesuraient pas à pas l’échelle colossale et donc les cimes inatteignables. La diversité des sections chorales s’affirme (première évocation de la mort avec les flûtes symbolisant les os des dépouilles, dans le Qui tolis peccata mundi). Contrastant avec la prière des voix collectives, les airs solo incarnent la certitude du croyant dans la lumière : c’est le cas du Laudamus te pour soprano (et violon solo) ; enfin surtout de l’air de la basse : Quoniam tu solus sanctus, dont la sérénité rayonnante passe aussi par le chant complice du cor, d’une souplesse majestueuse. Bach conclue cette première partie par un choeur exalté (Cum sancto spirito) dont le clair accent des trompettes triomphantes indique la présence des cimes célestes qui se dévoilent à nouveau. 2. Symbolum Niceum (10 sections) : c’est pour le choeur une partie essentielle passant par toutes les nuances de la palette affective et émotionnelle : de l’ivresse et de la détermination collective (Credo initial) ; à la profondeur tragique d’un questionnement sans réponse, inscrit dans l’impuissance et la terreur du dénuement solitaire (enchaînés : les doloristes Et incarnatus est, puis Crucifixus – cf le lugubre des flûtes). Quel contraste avec le fracassant et abolissant Et resurrexit, qui s’abat comme une vague d’éclairs saisissants. Il faut bien la sérénité retrouvée de la basse solo pour adoucir tensions et vertiges inquiets (douceur rassurante du Et in Spiritum sanctum). Après le Confiteor, Et expecto laisse s’épanouir en un temps étiré, suspendu, le mystère qui couvre tout le choeur dont la gravité renouvelle les sections enchaînées des Et incarnatus est, puis Crucifixus. 3. Sanctus : 6 sections. C’est la plus courte des parties. Et aussi l’un des plus contrastées. Le Sanctus est un sommet d’exaltation conquérante, d’une rayonnante espérance ; l’air avec flûte pour ténor solo (Benedictus) est traversé par la grâce et une sérénité inédite alors. Puis, son double dans le renoncement, est aussi l’air le plus dépouillé (sans orchestre, uniquement le continuo) : Agnus Dei pour alto, expression d’un dénuement solitaire assumé et accompli. La profondeur et la vérité de cet air est un sommet spirituel, l’étape ultime dans l’expérience du croyant. Enfin le dernier air pour le choeur referme la cathédrale sonore (Dona nabis pacem) en un sentiment de paix enfin recueilli. LIRE notre compte rendu complet de la nouvelle Messe en si mineur de JS Bach par William Christie (Cuenca, Espagne, Semana de Musica religiosa, avril 2016) Bouleversant Bach de Bill Parmi les joyaux de cette réalisation, soulignons l’éblouissante compréhension de la Messe dans sa globalité, comme l’intelligence des enchaînements des séquences solistiques, chorales, instrumentales… car si l’on prend presque toutes les entrées des arias, ce sont les instruments (flûtes, hautbois d’amour, violon…) qui sont aux côtés des chanteurs, particulièrement exposés. Sous la direction de William Christie, les vertigineux contrastes d’un épisode l’autre, se révèlent avec une acuité dramatique exceptionnelle ; chaque choeur d’une exultation jubilatoire, affirme le sentiment d’avoir franchi un seuil dans l’ascension de la montagne. Peu à peu, chaque épisode choral marque les jalons d’une élévation collective, – gradation d’une ascension, emportant musiciens et public, en un continuum ininterrompu de près d’1h30mn. EN LIRE + Messe en si de JS Bach par William Christie et Les Arts FLorissants — Concert à Barcelona, Palais des Arts, le 16 juin 2016 © studio CLASSIQUENEWS 2016



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3 juillet

CD, compte rendu critique. HAYDN 2032 : Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini (1 cd Alpha — 2015)

CD, compte rendu critique. HAYDN 2032 : Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini (1 cd Alpha — 2015). SUPERBE PROGRAMME HAYDNIEN. Haydn devient un défi nouveau pour tous les ensembles sur instruments d’époque : c’est que la vivacité élégantissime et souvent facétieuse, brillante mais hyper subtile de l’écriture haydnienne est aussi un formidable champs d’expérimentation pour les couleurs instrumentales, défi à relever entre autres, pour toute formation digne de ce nom, outre l’articulation et la précision rythmique requises. Chaque orchestre souhaite tôt ou tard revenir à Haydn, source inépuisable du classicisme viennois. Tous les chefs depuis Norrington, Brüggen, ou le plus récent Ottavio Dantone (LIRE la critique complète du récent coffret Decca de l’intégrale Haydn sur instruments d’époque, CLIC de classiquenews de juin 2016) cherchent le bon tempo, la pulsation heureuse, à la fois vibrante et mordante, mais jamais creuse, la juste palette de couleurs justement ; le geste précis et ciselé, à la fois profond, fluide et surtout très expressif. Dans ce programme, la sélection retenue par le chef d’Il Giardino Armonico donne raison au maestro Giovanni Antonini, sa sensibilité poétique et dramatique, soucieuse de cohésion comme de contrastes : le nerf, la subtilité des nuances réalisées, la vitalité générale aux côtés de l’opulence sonore et la sûreté expressive de chaque instrumentiste font toute la valeur de ce Haydn, digne créateur à la fois classique aux cotés de Mozart, et déjà romantique en bien des aspects – sturm und drang du largo d’ouverture de L’Isola disabitata Hob XVIII:9 : comme dans la Symphonie n°42, chef et instrumentistes se délectent à ciseler chaque séquence en une urgence souple et justement expressive. Ce travail du détail et aussi de l’architecture dramatique d’ensemble est superlatif : rien de pompeux, ni de creux, mais au contraire une vitalité qui fait jaillir pour chaque séquence, une vérité de l’instant, idéale et prenante. La Symphonie n°64 regorge de saine allure rythmique qui éblouit dans le menuet, entre autres, avec en prime propre aux instrumentistes italiens, cette âpreté mesurée, d’une finesse souple admirablement canalisée. Distinguons ce lâcher prise de l’excellente corniste Anneke Scott (la musicalité incarnée), soliste superlative qui vient d’ailleurs de participer à la réussite de la récente tournée de la Messe en si mineur de JS Bach sous la direction de William Christie à Cuenca, Barcelone, Leipzig entre autres en juin 2016 . Son niveau atteste aujourd’hui de l’exceptionnelle maîtrise sur instrument ancien, y compris les cuivres d’époque, pourtant si délicats à contrôler… De Pétrarque au Sturm un Drang Antonini signe un Haydn éclectique, génial, inspirant Donnant son sous-titre à l’album, l’air Solo e pensoso hob XIV B:20 est un chef d’oeuvre de mesure intérieure, c’est à dire d’équilibre proprement viennois, comme un crépuscule d’une ivresse enchantée. La voix de la claire et subtile soprano Francesca Aspromonte (née en 1991) en cisèle vocalement chaque arête vive, chaque éclat d’un texte qui rappelle combien tout marcheur en pleine nature fut-il solitaire et recueilli, ne peut que reconnaître la silencieuse compréhension de la nature, miroir et écho naturel de ses tourments amoureux. Une réflexion musicale qui débute introspective et sereine puis se déploie en un ravissement plus conquérant et brillant, motif d’une virtuosité élégantissime pour la soliste. Les qualités de naturel et d’articulation de la soprano confirment ici notre impression dans un précédent album, où elle participait à un cycle nouveau de résurrection dédié aux oratorios de Stradella (LIRE notre critique complète du cd Santa Editta de Stradella, CLIC de classiquenews de mai 2016 ). La Symphonie n°4 qui conclue le programme souligne ce parfum d’éloquence légère voire d’insouciance bien éloigné des contrastes plus dramatiques et tendus des 42 et 64. La souplesse que parviennent à déployer et colorer chef et instrumentistes convainc totalement. En somme, Giovanni Antonini aux côtés d’Ottavio Dantone s’affirme comme un Haydnien de premier ordre. Voilà qui augure de belles réalisations à venir puisque ce volume s’inscrit dans un cycle plus vaste dédié à Haydn, et intitulé “Haydn 2032″. Volet majeur d’une collection thématique à suivre désormais pas à pas sur classiquenews. Alpha annonce en effet une intégrale Haydn par Giovanni Antonini, d’ici 2032, année faste qui marquera les 400 ans de la naissance du compositeur. CD, compte rendu critique. HAYDN 2032 : Il Giardino Armonico. Giovanni Antonini (1 cd Alpha — 2015)

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26 juin

CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd)

CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd). Voilà 40 ans déjà que les Emerson traverse pays et répertoire, affirmant une cohésion sonore et expressive d’une indiscutable force. Fondé à New York en 1976, les quatre instrumentistes à cordes (David Finckel, Eugene Drucker, Lawrence Dutton, Philip Setzer, Paul Watkins, Guillermo Figueroa) ont pu approfondir une complicité et une écoute rares que leurs enregistrements majoritairement pour DG – prestigieux label jaune-, éclaire, dévoilant une diversité curieuse, et pourtant une unité et une logique qui fondent aujourd’hui comme rétrospectivement l’intelligence de leur démarche : servir les auteurs du XXè à partir d’une souplesse tous azimuts forgée et ciselée dans l’apprentissage des auteurs romantiques germaniques, slaves et russes. La particularité des Emerson revient aux deux violonistes qui alternent selon les cycles et les répertoires la place de premier violon. Leur performance en 2010 entre autres, lors de la Biennale de Quatuors à cordes qui invite à Paris à la Philharmonie les meilleures phalanges chambristes du genre, ont affirmé un pureté de son subjuguante au service des compositeurs abordés : en majorité, non pas les grands classiques viennois : – même s’ils jouent les 7 dernières Paroles du Christ de Haydn et la « rafraîchissant » verve du n°77, Mozart (les 6 Quatuors dédiés à Haydn) et Beethoven (intégrale ici en 5 cd, 21-27)-, mais plutôt les « classiques » modernes, ceux du XXème siècle qui ont fait le coeur le plus palpitant de leur vaste répertoire : Bartok (les 6 Quatuors dont « Lettres intimes »), incontestablement Dvorak (dont aussi les pièces avec piano), surtout les russes dont évidemment l’intégrale des Quatuors de Chostakovitch (cd 30-34). Parmi les premiers romantiques, citons l’exceptionnel relief de leurs Schubert (D804, D810 …), la lumière des Mendelssohn (avec l’Octuor); la souplesse liquide des Schumann (n°3 opus 41/3 et le Quintette pour piano); … Tout cela prélude à l’acuité d’une sensibilité portée et inspirée par les derniers romantiques (évidemment Brahms) et les écritures du XXè que l’on a citées, auxquelles s’associent Webern (Quatuors et Trios, cd19), Berg (Suite lyrique, cd51), tout un cycle d’auteurs à l’œuvre restreinte voire unique (mais si géniale) : Tchaikovsky, Borodine, les français (trop rares) Ravel, Debussy, Nielsen, Sibelius, Martinu, Grieg… Ce legs postromantiques et moderne est idéalement complété par les incursions plus contemporaines chez Harbison, Wernick, Schuller, Ives… les 52 cd composent une rétrospective magistrale qui démontre une logique artistique, une éloquente maturité sonore. Incontournable. CD, coffret événement. EMERSON String Quartet / Quatuor Emerson : complete recordings on DG Deutsche Grammophon (52cd Deutsche Grammophon 00289 479 5982 GB52). Parution : juin 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS

Joseph Haydn
(1732 – 1809)

Joseph Haydn (31 mars 1732 - 31 mai 1809), est un compositeur autrichien. Il incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité ». La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période allant de la fin du baroque aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis à cette évolution de s'accomplir. L'image du « papa Haydn » ne vient pas des titres de « père de la symphonie » ou « père du quatuor à cordes » généreusement décernés au XIXe siècle et même de nos jours. La création de ces genres relève d'une genèse un peu plus complexe, mais Haydn a très largement contribué à leur émergence et leur consolidation. Deux de ses frères furent également des musiciens : Michael (1737-1806) également compositeur et collègue de Mozart à Salzbourg, et Johann Evangelist (1743-1805), ténor.



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