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Musique classique et opéra par Classissima

Joseph Haydn

mercredi 25 mai 2016


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22 mai

Compte rendu critique, opéra. Avignon, Opéra. Le 24 avril 2016. Donizetti : Lucia de Lammermoor

Classiquenews.com - ArticlesCompte rendu critique, opéra. Avignon, Opéra. Le 24 avril 2016. Donizetti : Lucia de Lammermoor. À reprise de production, reprise d’introduction. Je reprends donc, un peu enrichie, mon entrée en matière d’avril 2007 lorsque cette mise en scène magnifique de Frédéric Bélier-Garcia fut présentée à l’Opéra de Marseille, d’autant qu’elle n’a pas vieilli si elle a certainement mûri. De même, je reprends mes notes, augmentées, sur « La folie dans l’opéra» de l’émission ancienne de France-Culture, Les Chemins de la musique de Gérard Gromer à laquelle je participai, en partie utilisées pour mon émission de Radio Dialogue, « Le blog-note de Benito ». Hommes fous et folie de femmes Je rappelle donc, simplement que, dans l’opéra, la folie semble d’abord masculine : dans une tradition médiévale du « chaste fol », le Perceval de Chrétien de Troyes (le Parsifal de Wagner) ou fol par amour, dont La Folie Tristan aussi de la fin du XIIe siècle,l’Orlando furioso (1516, 1521, 1532) de l’Arioste, met en scène Roland, autre preux chevalier délirant, vaincu par l’amour, qui aura un sort lyrique prodigieux, mis en musique par Lully, Hændel, Vivaldi, Haydn, et des dizaines d’autres compositeurs, modèle de l’héroïsme déchu par le triomphe du sentiment amoureux sur la valeur des armes dans l’idéologie courtoise et féminine où l’amour prime la force et civilise le guerrier. Xerxès, Serse, de Cavalli ou Hændel, et de tant d’autres sur le livret de Métastase, est un général et roi des Perses fou qui chante son amour à un platane dans le célèbre « Largo ». Mais il faut attendre la fin du XVIIIe siècle et Mesmer, le célèbre magnétiseur, puis Ségur au début du XIXe, pour attirer l’attention sur le somnambulisme féminin, référé à la folie et provoqué par la musique, l’harmonica en l’occurrence. La folie féminine est donc un thème à la mode lorsque Walter Scott publie en 1819 son roman, The bride of Lammermoor, qui fait le tour de l’Europe, inspiré d’un fait réel, histoire écossaise de deux familles ennemies et de deux amoureux, autres Roméo et Juliette du nord, séparés par un injuste mariage qui finit mal puisque Lucy, lors de sa nuit de noces, poignarde le mari qu’on lui a imposé et sombre dans la folie. Les grandes cantatrices, qui remplacent désormais les castrats dans la plus folle virtuosité, requièrent des compositeurs des scènes de folie qui justifient les acrobaties vocales les plus déraisonnables, libérées des airs à coupe traditionnelle mesurée. Bref, sur scène, la femme perd la raison qu’on lui dénie souvent encore à la ville : à la fin du XIXe siècle, des savants, des phrénologues, concluent encore sérieusement que le moindre poids du cerveau de la femme explique son infériorité naturelle comparée à l’homme… Peut-être n’est-il pas indifférent de rappeler que, juste avant sa mort, Donizetti, qui fixe pratiquement le modèle canonique de l’air de folie fut enfermé dans un asile d’aliénés à Ivry… La réalisation Parler encore des mises en scène de Bélier-Garcia, c’est aligner une suite, jusqu’ici, de productions où l’intelligence le dispute à la sensibilité. C’est dire si nous attendons avec impatience sa vision du Macbeth de Verdi à Marseille en ce début de juin, après ses superbes Verlaine Paul et Don Giovanni ici même, avec presque la même équipe (Jacques Gabel pour les décors, Katia Duflot pour les costumes et Robert Venturi pour les lumières). Et c’est redire que Frédéric Bélier-Garcia reprend, affinée, raffinée encore sa mise en scène exemplaire de profondeur, de subtilité et de sensibilité : ensemble et détail y font sens, sans chercher le sensationnel, avec un naturel sans naturalisme comme je disais alors. À Avignon, sa Note d’intention, « L’obscure fascination du plongeon », est exemplaire et traduit sa fine analyse de l’œuvre et des héros romantiques dont il synthétise la fascination pour leur propre perte en une saisissante formule littéraire et poétique à la fois : l’ « enivrement solaire du malheur », allusion au « soleil noir de la mélancolie » de Nerval sans doute. Du malheur, faire lumière, et musique. Une scénographie unique justifiée par l’histoire et la symbolique des noms : évoquée sinon visible, mais sensible, la tour en ruine de Wolferag (‘loup loqueteux’) d’Edgardo, ruiné, est le présent et sans doute le futur de ceux qui l’ont ruiné et se sont emparés du château de Ravenswood (‘ bois des corbeaux’) des charognards, à leur tour menacés de ruine : deux faces d’un même lieu ou milieu social, façade encore debout pour le second, incarné par Enrico, nécessité de maintenir le rang, de redorer le blason, quitte à sacrifier la sœur, Lucia, Juliette amoureuse de l’ennemi ancestral, le trait d’union humain et lumineux entre les lieux et les hommes, victime du complot des mâles. Toujours semblable mais variant selon les lieux divers du drame, la scénographie symétrique des ennemis dit la symétrie des destins, la vanité des luttes civiles, des duels, car tout retourne au même : à la ruine, à la mort. L’espace global, apparemment ouvert, pèse sur toute l’œuvre comme un paysage mental de l’enfermement, intérieur d’une indécise conscience, d’un esprit fragile sinon déjà malade, assiégé par l’ombre et les fantasmagories, se regardant avec la complaisance au malheur soulignée par Bélier-Garcia dans la fontaine sans fond de la conscience obscure ou puits de l’inconscient. Une nocturne et vague forêt de branchages enchevêtrés, brouillés, gribouillés sur un sombre horizon qui ferme plus qu’il n’ouvre, qui opprime et oppresse et se teint de rouge d’un sang qui va couler, image mentale de l’inextricable. Vague horloge détraquée ou lune patraque. On songe aux encres fantomatiques de Victor Hugo, à quelque cauchemar de Füssli, cohérence esthétique avec l’univers romantique fantastique de W. Scott, époque référée par les costumes de Duflot, mais aussi, par ces lumières signifiantes, à la Caravage et Rembrandt, peintres de la lumière et de l’ombre. Règne du « clair-obscur », au vrai sens du mot, mélange de clair et d’obscur, de l’ombre, de la pénombre, de l’angoisse de l’indéfinition ; un vague rayon diagonal, presque vertical, arrache du noir des groupes plastiques d’hommes, l’inquiétante « nuit des chasseurs » de la Note d’intentiondu metteur en scène, sinon « Nuit du chasseur », référence presque explicite au film deCharles Laughton de 1955 avec l’inquiétant Robert Mitchum : sur des lignes diagonales et horizontales, flots confluents de corbeaux morbides, prêts au combat à mort. Des ombres deviendront immenses, menaçantes. Seule lumière pour Lucia, astre lumineux de cette nuit, une écharpe rouge, le sang de la fontaine, prémonition du meurtre final de l’époux imposé : une passerelle, dérisoire balcon romantique sur le vide amoureux ou le gouffre où plonge la folie. Un étrange nuage flotte parfois vaporeusement sur un fond incertain. Des signes remarquables marquent la décadence : meubles sous des housses, déjà des fantômes pour l’encan des enchères, un lustre immense, au sol, déchu, enveloppé, se lèvera comme une lune de rêve pour les noces de cauchemar. Les costumes de Katia Duflot, sombres comme l’histoire, sanglent les hommes de folles certitudes meurtrières, adoucissent les femmes de voiles et de teintes plus tendres ; le manteau clair de Lucia est un sillage de pureté qui prolonge son innocence mais sa robe rouge est déjà sanglante. Interprétation Dès l’ouverture et son inquiétante sonnerie de cors, expressivement sombre dans sa brièveté, cédant vite la place à l’action dramatique et funèbre, Roberto Rizzi Brignoli,à la tête de l’Orchestre Régional Avignon-Provence au mieux, se situe dans la lignée des grands chefs lyriques italiens, habile à dessiner nettement les contours d’une remarquable construction dramatique concise, efficace dans l’alliance du librettiste et du musicien, tout en faisant rutiler des couleurs romantiques qui ne semblent aujourd’hui des clichés que parce qu’elles ont fait école en leur temps, sans jamais mettre en danger des chanteurs généreusement dirigés et servis pour une œuvre où prime la vocalité. Comme toujours, à Avignon, grâce à l’oreille de Raymond Duffaut, tous les changeurs méritent mention, même dans ces rôles dits mineurs mais sans lesquels n’existerait pas l’opéra. On citera donc le Normanno d’Alain Gabriel de belle allure. Tout d’élégance physique et vocale, Julien Dran, autre ténor, impose un Arturo de grande classe, mari imposé à Lucia et future victime de sa contrainte épouse. Dans l’emploi de l’ambigu chapelain Raimondo, au rôle guère glorieux d’un prêtre entrant dans un complot familial contre la jeune femme manipulée, lui faisant un chantage familial au souvenir de sa mère pour lui imposer un mariage politique et non moral, la basse Ugo Guagliardo déploie une voix on ne sait si de brume ou de rhume, mais un talent certain de comédien. Du rôle toujours ingrat de confidente, en Alisa, Marie Karall, mezzo, fait une sensible amie impuissante à la première loge du drame de l’héroïne. Enrico, le frère brutal de Lucia, c’est le baryton Florian Sempey, superbe d’arrogance, d’impatience, de violence, qu’il traduit d’une riche voix sans faille même dans l’aigu, timbre mordant d’animal prêt à mordre, représentant extrême de l’univers des hommes, des chasseurs impitoyables, prêt à fondre sur la proie, à en découdre, à déchaîner la foudre, mais s’abaissant aux retorses manœuvres : le piège le plus bas, le leurre à la colombe pour la prendre dans ses rets. Face à lui, l’Edgardo du ténor Jean-François Borras, n’est pas un héros romantique désarmé fuyant dans l’évanescence et les rêves d’aigus montant avec aisance au mi bémol mais un digne ennemi capable de tenir tête : la voix est mâle, large, puissante, ample dans un médium aux couleurs presque de fort ténor qu’il sait magnifiquement alléger. Aux côtés d’une déjà morbide Lucia, fascinée par la mort, sa solidité physique et vocale très terrestre, rassure par la protection qu’il peut apporter à cette femme éthérée. La grâce un peu irréelle de la voix de Zuzana Marková répond à une silhouette gracile qui prête au personnage une fragilité touchante qui la rend plus vulnérable et pitoyable au milieu de cet univers sombre et animal des hommes : victime désignée par son physique et ses gestes affolés d’oiseau candide égaré au milieu des rapaces prédateurs. Placés trop loin pour percevoir si elle a dramatiquement la folie du personnage dans son ultime scène, elle en a personnellement les notes (du moins celles de la version colorature aiguë traditionnelle, qui n’est pas l’originale, plus basse, rétablie par le chef Jesús López Cobos). Voix facile, longue, elle la file avec délicatesse grâce à une solide technique, aborde avec franchise les écueils de la tessiture, tente des pianissimi d’une rare finesse, au risque d’un soupir absent de souffle, aussitôt renoué, replacé : une belle virtuose. On ne saurait être complet sans un salut aux chœurs (Aurore Marchand) participant de la fureur des hommes, de la compassion des femmes, funèbres spectateurs du sombre final. Opéra Grand Avignon Lucia di Lammermmor de Gaetano Donizetti Les 24 et 26 avril 2016 Orchestre Régional Avignon-Provence et chœurs de l’Opéra Grand Avignon (Aurore Marchand) sous la direction de Roberto Rizzi-Brignoli. Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia, assistante : Caroline Gonce. Décors : Jacques Gabel. Costumes : Katia Duflot. Lumières : Roberto Venturi. Distribution : Lucia : Zuzana Marková ; Alisa : Marie Karall ; Edgardo : Jean-François Borras ; Enrico : Florian Sempey Raimondo : Ugo Guagliardo ; Arturo : Julien Dran ; Normanno : Alain Gabriel. Photos : Cédric Delestrade (ACM-STUDIO)

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20 mai

Compte rendu, concert. Paris, Saint-Merri, le 15 avril 2016. VIBRATIONS, ensemble Sillages. Hervé, Maldonado, Stockhausen… Philippe Arrii-Blanchette

MUSIQUE EN CONTINU. Saint-Merri est une des plus vénérables églises de Paris, moult fois remaniée et avec des ajouts éclectiques, ce temple de l’art est le siège de concerts reguliers. Surplombant de ses gargouilles et ses mystères, le haut clocher de Saint-Merry abrite la plus ancienne cloche de Paris. Fondue en 1331, elle tonna pendant la Guerre de Cent Ans et poursuit son carillon évangélique sur les toîts haussmaniens, au cœur du Beaubourg de l’avant-garde plastique. C’est au sein de cette église que depuis plus de quarante ans l’association l’Accueil Musical Saint-Merri permet à des multiples propositions artistiques de s’y produire au cœur de Paris. Cette soirée est consacrée à l’excellent Ensemble Sillages avec un programme axé sur une découverte passionnante de trois compositeurs aux univers complémentaires: Jean-Luc Hervé, Javier Torres Maldonado et Karlheinz Stockhausen. Le format itinérant du concert commence par les mystérieuses volutes des Horizons Inclinés de Jean-Luc Hervé dans le chœur de l’Eglise. Cette pièce pour violon solo, magnifiquement interprétée par Lyonel Schmit, érige des colonnes harmoniques qui se diluent dans les inclinations spectrales magnifiées par un dispositif acousmatique au langage éloquent. Au même moment que le soleil se couchait sur les couleurs détrempées des vitraux anciens, les horizons de Jean-Luc Hervé déclinaient leurs courbes à l’infini. Philippe Aari-Blanchette, défricheur de mondes à découvrir Après un léger changement d’espace, place à la création Française du Cuarteto para cuerdas n°2 du compositeur Mexicain, Javier Torres Maldonado. éminemment interprété par les solistes de l’ensemble Sillages, ce quatuor à cordes est un exemple type d’un langage nouveau et passionnant dans l’écriture de la musique contemporaine. Magnifiant le lyrisme et abandonnant la sempiternelle glose du spectral, l’ancrage mélodique de chaque mouvement est un plaisir florissant de trouvailles et de surprises que l’on se plaît à découvrir. Sans tomber dans la fatuité sans fard des quatuors à rallonge de Dusapin, Javier Torres Maldonado déploie une palette riche et précise à la fois, il développe en maître du genre des respirations qui ouvrent ses phrases et nourrissent l’interprétation. Avec une vision plus organique et sensible, Javier Torres Maldonado reprend le flambeau de Haydn et Brahms dans la conception du quatuor à cordes et ouvre une nouvelle voie pour ce genre. En clôture de ce fabuleux programme, nous avons vibré avec la splendide performance de la Microphonie de Stockhausen. Œuvre inclassable et inconoclaste, cette pièce pour solistes chevronés est un écueil pour les interprètes à cause de la complexité et la méticulosité de ses paramètres. Surgie de l’esprit de Stockhausen alors qu’il recherchait des nouvelles formes musicales dans les objets du quotidien, elle illustrerait bien un certain “parti pris des choses” dont Francis Ponge s’est fait le chantre. En invoquant son langage complexe et révélant les merveilleuses facettes de chaque mouvement, les solistes de Sillages accomplissent un véritable exploit en rendant à la Microphonie les plus fines nuances de sa construction, tels des architectes ils cisèlent les sons, modèlent chaque objet qui abandonne l’utile pour devenir un élément artistique. Encore une fois, l’ensemble des solistes qui composent Sillages réussit à transmettre et rendre sensible la musique d’aujourd’hui, le lien avec le public ne se fend pas une seule seconde. L’éveil musical vers les langages musicaux de notre temps a trouvé dans Sillages, le passeur le plus accompli et, grâce à Philippe Arrii-Blanchette, le défricheur d’un monde à découvrir. Compte rendu, concert. Paris, Saint-Merri, le 15 avril 2016. VIBRATIONS, ensemble Sillages. Hervé, Maldonado, Stockhausen… Philippe Arrii-Blanchette Jean-Luc Hervé Horizons inclinés (création Française 2016) pour violon et dispositif acousmatique Javier Torres Maldonado Quatuor à cordes n°2 (création Française 2016) Karlheinz Stockhausen Microphonie (1964) Ensemble Sillages Direction artistique : Philippe Arrii-Blanchette




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19 mai

Festival de Gstaad 2016

GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival à l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette année le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs évoqués en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprètes invités en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frères et sœurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicité et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph Müller (depuis 2002), met l’accent sur les complicités irrésistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle Labèque…, les frères Kristjan et Neeme Järvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frères Janoska … Fondé en 1957 par le violoniste légendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels à la passion des musiciens qui le font vivre chaque été. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expérience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les œuvres autour de valeurs clés : exigence, amitié, détente… A l’été, 70 concerts résonneront jusqu’aux cimes enneigées : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques, à l’église de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette désormais emblématique de l’événement estival. Festival de Gstaad 2016… La musique en famille SCENE ORCHESTRALE. Aux côtés des programmes plus intimistes, d’ores et déjà les rendez vous orchestraux (établis depuis 1989) sont très attendus, offrandes exaltantes nées de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …à forte personnalité. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront à Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra… Côté récitals de grands solistes, ou tempéraments à suivre absolument, ne manquez pas l’extrême sensibilité virtuose de Maria João Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir András Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intérieur du Quatuor Ebène… TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habitué de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout héritier et ancien élève de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un récent cd édité chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les pièces jouées dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages à Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 récitals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clôture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan Järvi (le 3 septembre)… Les amateurs de musique de chambre apprécieront en particulier le Gala Beethoven à deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 août), les soeurs Bunitaishvili (le 4 août), les membres du Quatuor Ebène (le 8 août : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 août) ; les chefs d’oeuvre viennois défendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 août… Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : récital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mélodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 août ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 août ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 août)… Le thème de la famille n’est pas seulement à Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’évoquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un très intéressant programme (évoquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la série “Musique et Famille”… ; sans omettre une évocation de la famille Mendelssohn (Katia Bunitaishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de Bâle, le 17 août)… PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expérience musicale unique à partager. Gstaad ce n’est pas seulement des têtes d’affiche exaltantes, à applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempéraments taillés pour la transmission et l’exercice pédagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vécus entre maîtres et élèves. Gstaad, par la volonté de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pédagogique reste exemplaire, un modèle pour tous, enseigne ainsi à plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des écoliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelés à travailler la 9ème Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les Académies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clôture, le 15 août ; Gstaad Conducting Academy, le 17 août ; Gstaad Vocal Academy, concert de clôture, le 28 août ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clôture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre). Musique de chambre, concert choral sacré, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dépassement, prolongements des séries pédagogiques, … toutes les musiques et les expériences musicales sont à vivre à Gstaad, cet été, en famille, dès le 14 juillet, et nul part ailleurs. Gstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 5 septembre 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival de Gstaad.



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15 mai

Maurice Gendron, l’autre aristocrate des violoncellistes

L’ART DE MAURICE GENDRON. Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Luigi Boccherini (1743-1805), Johannes Brahms (1833-1897), Frédéric Chopin (1810-1849), Claude Debussy (1862-1918), Antonín Dvořák (1841-1904), Manuel de Falla (1876-1946), Gabriel Fauré (1845-1924), Wilhelm Fitzenhagen (1848-1890), Jean Françaix (1912-1997), Enrique Granados (1867-1916), Georg Friedrich Haendel (1685-1759), Joseph Haydn (1732-1809), Fritz Kreisler (1875-1962), Édouard Lalo (1823-1892), Olivier Messiaen (1908-1992), Moritz Moszkowski (1854-1925), Niccolò Paganini (1782-1840), David Popper (1843-1913), Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908), Camille Saint-Saëns (1835-1921), Franz Schubert (1797-1828), Robert Schumann (1810-1856), Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893), Antonio Vivaldi (1678-1741). Maurice Gendron, violoncelle ; Yehudi Menuhin, Robert Masters, violon ; Cecil Aronowitz, Ernst Wallfisch, alto ; Hans Lang, Derek Simpson, violoncelle ; Marijke Smit Sibinga, clavecin ; Jean Françaix, Peter Gallion, Hephzibah Menuhin, piano. L’Orchestre de la Suisse Romande, direction : Ernest Ansermet. London Philharmonic Orchestra, direction : Karl Rankl, Bernard Haitink. London Symphony Orchestra, direction : Raymond Leppard. Wiener Symphoniker, direction : Christoph von Dohnányi. Orchestre des Concerts Lamoureux, direction : Pablo Casals. Orchestre National de l’Opéra de Monte-Carlo, direction : Roberto Benzi. 1 coffret de 14 CD Decca. Enregistré entre mars 1946 et novembre 1969 à l’Assembly Hall, Walthamstow ; la Maison de la Mutualité, la Schola Cantorum, Paris ; l’Alcazar, Monte-Carlo ; la Wapen van Eindhoven, Eindhoven ; la Klein Zaal, Concertgebouw, Amsterdam ; aux Decca Studios, West Hampstead ; Abbey Road Studio n°1, Londres ; Brent Town Hall, Wembley ; Théâtre, Vevey ; Victoria Hall, Genève ; Grosser Saal, Musikverein, Vienne. ADD [stéréo/mono]. Notices bilingues (français, anglais). Durée : 17 h 10’31.

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14 mai

CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition, DG)

CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition / édition limitée). Voici un coffret préliminaire ou premier volet de l’intégrale DG dédiée à Franz Schubert, qui comprend donc dans un premier temps, tout l’oeuvre pour orchestre, musique de chambre, piano. Chefs d’oeuvres éternels servis par des interprètes indiscutables que la question schubertienne a particulièrement inspirés, ou continue d’inspirer avec une justesse et une profondeur d’un inusable crédit. 39 cd pour mieux comprendre le génie réservé de Schubert à Vienne… Intégral du Schubert, symphonique, pianistique, chambriste… CLAUDIO ABBADO, maître du symphonisme schubertien. Côté symphonies et oeuvres symphoniques : évidemment les Symphonies n°1,2,3, 4 “Tragique”, 6, 8 “inachevée et 9 “La Grande” soit toutes les symphonies sauf la 7, par Claudio Abbado et le Chamber orchestra of Europe (CD1 à 4) : lecture d’une intégrité qui joue plus sur la transparence et l’équilibre que le souffle dramatique. La clarté et le souci d’articulation défendent ici la figure légendaire, enfin réestimée du Schubert Symphoniste à Vienne, longtemps écarté par Haydn, Mozart et bien sûr Beethoven. Les 8 et 9 sont des incontournables par la fine éloquence structurelle de l’approche. Passionnante (re)découverte pour tous, la musique symphonique complémentaire, ainsi regroupée qui offre une superbe vision générale de l’écriture schubertienne pour orchestre, dévoilant sa conception du développement par variations et répétitions, sa prenante facilité mélodique : ainsi les musiques pour le drame Rosamunde, princesse de Chypre D797 (ouverture, entractes, choeur et ballets… sans omettre la fameuse romance…, Anne Sofie von Otter, Claudio Abbado, 1987 / 1989, cd 5). Curiosités : le mouvement de concerto pour violon D345 par Gidon Kremer au violon (1991), quelques ouvertures dans le style italien par Sawalich à Dresde, 1967); surtout, miroirs des préoccupations dramatiques et lyriques de Franz, ses Ouvertures, en liaison avec ses diverses tentatives d’opéras, tels : Le Diable Hydraulicien, Le chevalier au miroir, Le château du diable, Les frères Jumeaux, surtout Alfonso et Estrella, – sa plus grande partition lyrique, ou Fierrabras D796 par le Haydn Sonfonietta Wien, sous la direction vive, vivante de Manfred Huss (1997, cd8). Au chapitre de la musique de chambre (cd 9 à 21), les plus habiles dans l’intériorité partagée sont portés / canalisés par le violoniste Gidon Kremer dont tout un cycle a été ainsi enregistré par DG (Octuor D 803, cd9) ; cependant que les Quatuors sont confiés au Melos Quartett dans un cycle de référence réalisé entre 1971 et 1975(en ut majeur, D 956 – Zurich, 1977 et aussi les Quatuors n°1, 2, 3, en ut mineur D103 — cd12 / n°4, 5, 6, 7, 8, 9 — cd13 et 14 “la jeune fille et la mort” , puis Quatuor 10 et 13 “Rosamunde” D 804 — cd15, ) ; taillé comme un diamant aux arêtes vives (le Quintette pour piano, violon, alto… La truite” D 667, avec Emil Guilels au piano en 1975 – cd11) ; les Trios sont défendus avec quel panache et précision fruitée par le Beaux Arts trio dont Menahem Pressler, pianiste à la main leste et preste (1966-1969); Les Sonates pour violon (et aussi les Variations d’après Die Schöne Müllerin D 795) occupent ici toutes les ressources personnelles et chambristes de l’excellent violoniste Gidon Kremer, très engagé sur le sujet schubertien : avec Oleg Maisenberg au piano (cd 20,21 — 1990-1995). Il faut bien ici 13 cd pour couvrir tout l’œuvre pour piano seul : ce qui rappelle combien le piano fut le confident, le double de Schubert, voyageur à la quête infinie, porteur de ce spleen typiquement romantique et germanique à Vienne, ou “Sehnsucht”. Avouons notre préférence à Andras Schiff, plutôt que le clavier droit, dur, trop net de Kempff. Nette séduction pour l’envoûtante Maria Joao Pires (Impromptus, CD 29, 1996 / 1997 cd30) ; même enthousiasme pour les Moments musicaux et les 2 Scherzi (Live, 1989 — cd31). Parmi les inédits (première publication au disque), le programme du cd33 : valses, écossaises, Allemande, Ländler, Trios, Menuet et Fantaisie… par Paul-Badura Skoda et Jörg Demus (1961-1965). Complément à l’exploration symphonique initialement traitée dans les premiers cd de cette compilation / coffret choc : les 3 derniers cd 37,38 et 39. Compléments plus qu’utiles : nécessaires pour votre culture sonore et musicale ; cd 37 : Symphonie n°8, fragments D708A (complétés, réorchestrés par Brian Newbould) ; très rare symphonie n°7,n°10, et fragments D615, par Neville Marriner et son Academy Saint Martin in the fields (Londres 1982-1983). Enfin le cd 39, regroupe 3 interprétations devenues à juste titre légendaires, les trois dans la même 8ème Symphonie : Carlos Kleiber et le Wiener Philharmoniker, d’une limpidité étonnante aux chants intérieurs d’une suavité murmurée ineffable (1978), Furtwangler et le Berliner en 1952, au souffle chtonien qui semble exprimer toute la morne langueur des tragédies connues ; enfin Leopold Stokowski (notre photo ci contre) et le London Philharmonic orchestra, d’une vitalité détaillée enivrante, sculptée comme un chirurgien poète au geste mordant, onctueux, d’une élégance intérieure superlative(1969). 3 esthétiques diverses et complémentaires qui en appellent évidemment d’autres et dont celle de Abbado par comparaison, s’en tire avec tous les honneurs (cd2, 1987). Superbe édition, accompagnée présentée par un livret dont un article traduit en français : “Venons-en à nos chères partitions… la musique instrumentale de Franz Schubert” par Michael Kube, tente une claire synthèse des dernières recherches sur le génie Schubertien. CD, coffret événement. Compte rendu critique. Schubert : The edition 1 (39 cd Limited edition / édition limitée), Deutsche Grammophon 4795545 GB 39 Deutsche Grammophon. Livret de 100 pages.

Joseph Haydn
(1732 – 1809)

Joseph Haydn (31 mars 1732 - 31 mai 1809), est un compositeur autrichien. Il incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité ». La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période allant de la fin du baroque aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis à cette évolution de s'accomplir. L'image du « papa Haydn » ne vient pas des titres de « père de la symphonie » ou « père du quatuor à cordes » généreusement décernés au XIXe siècle et même de nos jours. La création de ces genres relève d'une genèse un peu plus complexe, mais Haydn a très largement contribué à leur émergence et leur consolidation. Deux de ses frères furent également des musiciens : Michael (1737-1806) également compositeur et collègue de Mozart à Salzbourg, et Johann Evangelist (1743-1805), ténor.



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